• L'art d'être soi

     

    Être soi

     

    Être soi

    De soie ou de chiffon

    Grand, petit, mince, rond

    Tout soi, sans concession

    Refuser l’oppression

    Des regards tyranniques

    Des jugements critiques

    De la pensée unique

    Parce qu’être atypique

    N’est pas un crime, non !

     

    Être soi

    De soie ou acrylique

    Roi de cœur, as de pique

    Croyant ou agnostique

    Être soi,  authentique !

    Fi, du qu’en dira-t-on !

    N’être pas dans le ton

    Au milieu des moutons

    Bêlant à l’unisson

    N’est pas être anarchique.

     

    Je suis moi

    D’émois et de passions

    Mi-ange, mi-démon

    Tout moi, sans concession

    Á tort  ou à raison.

    Si j’ai tort, qu’on m’explique

    Pourquoi à coups de trique

    Et de fumeuse éthique

    Dans l’étroit moule unique

    On veut me faire entrer.

     

    Car je suis ronde moi !

     

    13 avril 2015

     

    Copyright Anne-Marie Lejeune

     

    J'en profite pour vous mettre le lien de mon nouveau blog photo ,

    dont cette image est l'avatar:

    Mon regard en bandoulière

     

     

     

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  • Loin des modes,

    la tendresse éternelle d'un grand monsieur

    qui a su nous faire rire autant que nous émouvoir

     

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  • Je sais, ç'est peut-être un peu débile mais c'est de l'humour

    et de temps en temps, ça ne fait pas de mal !

    En l'occurence, avec ce petit encart pub trouvé et partagé sur Facebook,

    c'est de moi que je me moque gentiment

    Culture pub...

    Et comme on dit généralement sur les réseaux sociaux

    et autres smartphones, Iphones etc...

    LOL, MDR,PTDR

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  • Défi d'Evy N° 7 : l'écriture, le dessin...

     

    Pour ce défi sur l'écriture, entre autres, que tu nous proposes  Evy, un texte que j'ai composé lors de ma participation à L'Académie Balzac :

     

    EXIL (le défi du texte sans verbe)

     

    Un texte sans verbe ? Bon sang de bois quelle idée saugrenue ! Comme un ni oui ni non quoi ! En somme, le piège absolu pour une tête en l’air telle que moi ! À l’impossible nul…oupsssss ! Stop ! Bourde à l’horizon ! Juste à temps ! À mon front, la sueur froide de l’angoisse : celle de l’échec à peine au début de la tentative ! Bon ! Courage  ma vieille ! Hauts les cœurs, haut la plume ! La fuite ? Inenvisageable même face à un défi de cette envergure.

    PRIMO : dépeçage de l’abominable décret.

    Premier point - d’exclamation assurément – le point noir pour un écrivain : pas de verbe ! Aucun ! Interdiction sur toute la ligne ! Sur toutes les lignes en fait ! Adieu passé, présent, futur et autres temps de la conjugaison française désormais interdits dans ce monde imparfait ! Imparfait, oui, sans le verbe, cet idéal agent de communication : riche, varié, expressif, vivant témoin de l’incroyable richesse de notre langage… incontournable !

    Eh si justement, contournable cette fois ! Obligatoirement contournable. Actif, passif, pronominal, transitif ou intransitif ? Pour tous le même oukase : un terrible et inique bannissement de la page. L’hiver blanc de l’exil sibérien pour des milliers de verbes innocents. Bâillon oppressif sur leur bouche glacée. Muets les verbes, MUETS ! Quel inacceptable manquement à la liberté d’expression !

    Droit à la liberté conditionnelle ? Même pas ! Foutue intransigeance de cette Loi, évidente invention d’un esprit particulièrement retors. Aucun pardon de ma part pour le Machiavel pondeur d’un tel challenge.

    Deuxième point - d’interrogation celui-là – visa de circulation pour le participe passé dans sa forme adjectivale ? Quesaco exactement ? Après lecture attentive de l’explication et toujours dans le doute au sujet de cette forme adjectivale singulière de notre brave et pratique participe passé, voici ma réponse définitive : évitement ! De cette façon au moins, pas d’erreur possible, ouf !

    Troisième point- de désolation cette fois- Inconnu au bataillon linguistique ? Tant pis ! La sacro sainte règle du nombre minimum de signes ! 2000, rien que ça ! Encore des suées froides en perspective avec un rébarbatif comptage à la clé ? Non tout de même   ! Merci Microsoft Word pour ton efficacité ! Pas toujours vrai mais là …

    SECUNDO : rédaction de l’improbable et difficile défi. Mais bon, normal pour un défi ! Pour le coup, très court le secundo ! D’accord, pas vraiment !

    Check-list : pas de verbes, OK ! Nombre de signes : OK ! Pas de fautes ? Relecture minutieuse…quelques minutes d’attention soutenue…Points de suspension nécessaires ! Important l’orthographe ! Pas de fautes : OK !

    TERTIO : publication imminente de l’exercice facétieux, euh…fastidieux, toutes mes excuses pour ce jeu de mots approximatif !

    QUARTO enfin : une dernière question, à quand un texte cent verbes ?

    Mais pour l’heure, quelques signes supplémentaires d’indignation pour ces pauvres interdits de séjour : liberté, liberté, liberté !

     

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  •   

    Encore un peu frisquet alors je remets ce poème écrit i y a quelques années

     

    Printemps frileux

     

    Printemps frisquet

    Sous mes doigts gourds

    Les mots gelés

    Crient au secours.

    Les giboulées

    Ne me délivrent

    Que froids sujets

    Et ce vers glas

    Qui m’apostrophe

    Ne trouve pas

    Place en ma strophe.

    Printemps grêleux

    Tu me glaçonnes

    Ton froid teigneux

    Me désarçonne.

    Je m’emmitoufle

    Et je déprime

    Tandis que souffle

    Sur mes rimes

    Un vent d’hiver

    Qui décompose

    Mes pauvres vers

    Comme ma  prose.

     

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