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    Les ballons du souvenir

     

    Légers comme des âmes les ballons s’élèvent

    Vers le ciel de novembre,  pour le souvenir

    De ceux qui sont tombés  et  de tous ceux  qui rêvent

    D’un monde sans barbares, d’un bel avenir.

     

    Ces vies multicolores à jamais enfuies

    Abattues sans pitié un soir d’automne triste

    Sont des bulles d’espoir et de bonheur emplies

    Qui disent « N’aie pas peur, reste debout, existe ! »

     

    Ne cède pas aux fous qu’un faux dieu tyrannise

    Continue à sortir, à rire et à chanter

    A goûter de l’instant chaque douceur exquise

    Et que ce soit d’amour si tu dois exploser !

     

    Avec tous ces ballons, mon cœur léger s’envole

    Je suis riche  de rêves, de fraternité

    Je marche tête haute et si la peur me frôle,

    Je la vaincrai pour eux et pour  la liberté.

     

    14/11/2017

     

     

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  • Regarde

     

    Regarde ! Dit l’enfant, regarde je suis grand,

    Je fais danser la mer, je fais siffler le vent

    Je fais briller la lune et le soleil levant

    Je colorie le ciel en bleu, en rose, en blanc.

     

    Regarde ! Moi je sais inventer des nuages

    Où s’endorment les fées, apprivoiser l’orage

    Qui ronronne pour moi comme un chaton bien sage,

    Bâtir de vrais châteaux sur le sable des plages.

     

    Regarde ! Je m’envole avec tous les oiseaux

    Vers de lointains pays où il fait toujours chaud.

    Capitaine intrépide à bord de mon vaisseau

    Je sillonne l’espace immense, tout là-haut.

     

    Regarde ! Moi je peux supprimer la misère,

    Transformer en gamins tous ceux qui font la guerre,

    Remplir les cœurs méchants d’amour et de lumière,

    Faire un grand paradis de notre belle Terre…

     

    Par la magie des rêves, je suis un géant

    Capable de créer un Monde à mon image

    Dont je suis le gardien afin qu’il reste beau.

    Je ne suis qu’un enfant, écoute ma prière :

     

    Regarde et laisse-moi le demeurer longtemps.

     

    11/01/2016

    Margot

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  • Instant…damné

     

    Instant fugace, instant fragile

    Lorsque la nuit devient une île

    Où l’oiseau des rêves se pose…

     

    Instant cruel, où est l’asile

    Dans le ventre froid de la ville

    Pour un cœur couvert d’ecchymoses ?

     

    Le rêve parfois c’est facile !

    Pour oublier le monde hostile

    Il te suffira d’une dose…

     

    Tes yeux se voilent le temps file

    Avec la fumée volatile

    S’échappent tes pensées moroses.

     

    Tu es l’oiseau aux ailes roses

    Qui vole et plane en virtuose…

    Instant fugace, instant fragile !

     

    Pardonne-moi l’ami, j’ose

    Dire qu’après l’apothéose

    Le réveil sera difficile.

     

    9/04/2017

     

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  • Vagues de soie....

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  • Défi d'Evy N° 12 :"Et vous, sur un coup de folie, que feriez-vous?

     

    Sur un coup de folie

     

    Sur un coup de folie, irais-je plonger nue

    Dans le flot écumant des vagues océanes ?

    Ou monterais-je à cru une belle alezane ?

    Irais-je m’isoler sur une île inconnue ?

     

    Sur les ailes du vent, oublieuse de tout

    Vers d’autres horizons, m’envolerais-je libre ?

    Ou sur un fil ténu, cherchant mon équilibre

    Peur du vide vaincue, marcherais-je vers vous ?

     

    Serais-je une guerrière, la fleur au fusil

    Prête à tout pour combattre la haine et la guerre

    Prête à mourir s’il faut, pour sauver notre Terre 

    Des mains de tous ces fous qui en pillent les fruits ?

     

    Ou bien m’enfermerais-je dans un froid donjon

    Pour écrire sans fin mes rêves dans des livres

    En oubliant de rire, en oubliant de vivre,

    Me privant à jamais d’éprouver la passion ?

     

    Je ne suis pas si sage pourtant je vous dis :

    Rien de ces choses-là ! Je préfère à tout prendre

    Ouvrir en grand mon cœur afin de pouvoir rendre

    L’amour que me prodiguent ceux que je chéris

     

    C’est un coup de folie, peut-être mais si doux

    Que de bâtir sa vie sur de calmes rivages,

    Même s’ils sont frappés d’averses et d’orages

    Et parfois secoués par des vents un peu fous.

     

    6/05/2015

    ©Anne-Marie Lejeune

     

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