• Jeux de guerre, jeux de fous

    Jeux de guerre, jeux de fous

    ( Souce photo : http://www.radiovl.fr/55-millions-denfants-touches-par-la-guerre-en-syrie/ )

     

    Il n’a pas demandé…

     

    Il n’a pas demandé à naître en ce pays

    Où pleuvent les obus comme tombe la pluie.

    Il n’a pas demandé à n’avoir pour berceuse

    Que les tirs de mortiers et les balles tueuses.

     

    Il n’a pas demandé à voir les siens tués

    Au nom d’un Dieu vengeur par des fous inventé.

    Il n’a pas demandé à vivre sous les bombes

    Qui creusent chaque jour trop de nouvelles tombes.

     

    C’est l’enfant de Gaza dans sa ville éventrée,

    C’est l’enfant de Syrie par la peur dévoré,

    Le gamin d’Israël, celui de Palestine

    Qui pour terrain de jeux n’a qu’un grand champ de mines.

     

    C’est le bambin d’Irak ou celui de Lybie

    Dont on verse le sang, dont on vole la vie,

    Le môme de Crimée ou celui de l’Ukraine

    Qui veut des mots d’amour et n’a que cris de haine.

     

    Au nom de quoi, de qui l’innocence fauchée ?

    Comment justifiez-vous l’enfance assassinée 

    Messieurs les fous de Dieu et vous les marchands d’armes,

    Vous les politiciens, vous les vendeurs de larmes ?

     

    Il n’a pas demandé à payer le prix fort

    Pour tous vos jeux de guerre, tous vos jeux de mort,

    Le gosse ensanglanté tombé sous la mitraille

    Que vous faites pleuvoir sur vos champs de bataille.

     

    28-08-2014

    ©Anne-Marie Lejeune

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 28 Août 2014 à 08:32

    Un magnifique poème ! Un enfant tué est le pire des crimes. Merci à vous de le rappeler.

    2
    Samedi 30 Août 2014 à 00:07

    les enfants sont toute innocence et ils payent de la bêtise des hommes

    3
    Samedi 30 Août 2014 à 08:22

    Ma chère Anmaï, ta sensibilité d'écorchée vive ne pouvait que réagir âprement à toutes ces atrocités qui défigurent l'Homme et anéantissent l'Innocent. Que d'injustice et de sauvagerie, j'en suis moi-même malade. Ta plume reste vivante, j'en suis très heureuse. Ta littérature s'imprègne d'un contexte attristant, c'est une forme d'engagement qui t'honore. Un grand merci pour ta visite et ton commentaire dans mon nouveau chez-moi, tu es la première et la seule pour l'instant à être venue témoigner de ta présence indéfectible et de ton amitié. Je t'embrasse et te souhaite un doux week-end auprès de ta famille, que Dieu préserve nos proches et nos existences. Je pense à toi  ♥.

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