• Bonne fête les mamans

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    D'abord la créa, juste pour m'amuser...

    A l'assaut du ciel

     

     

    Et puis  à l'intention de Thaddée et de son Félix, ainsi que de tous mes  amis et de mes proches  qui aiment et ont des chats, voici quelques clichés de mademoiselle Mistic

    Des photos de Mistic et une création

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  • Comment est née cette histoire ?

    Je travaillais encore, c'était donc il y a quelques années déjà. Une de mes collègues  de nuit m'a raconté une très jolie histoire vraie : celle d'un jardinier pas tout à fait comme les autres. J'en ai d'abord très vite fait un poème, puis cette nouvelle commencé edepuis quelques mois et terminée la nuit dernière.

    C'est le tout que je vous livre aujourd'hui :

      

         De sa fenêtre, Rose regardait Gédéon officier dans son jardin.     

               Pendant des mois, elle avait observé son manège sans comprendre. Dès le premier jour après qu’elle l’eût embauché pour s’occuper de son « parc » comme elle disait malicieusement, elle avait été intriguée, se demandant si son étrange habitude tenait de la paresse ou de l’étourderie.

               Paresseux aurait dit Auguste Églantine, son défunt mari.

               Impossible ! Gédéon était toujours à l’heure et ne ménageait pas sa peine pour faire de son jardin, le plus beau de la ville !

               Alors tête en l’air ?

               Ça ne collait pas là non plus ! Une fois, ça peut passer pour de l’étourderie. Deux fois même ! Mais chaque fois, non !

               En le regardant faire comme à son habitude, Rose n’était pas loin de penser qu’il le faisait exprès.

               « Mais faire quoi ? » Brûler-vous de me demander.

               Je vais vous répondre, même si vous ne m’avez pas posé la question :

               Gédéon, « jardinier chez les autres » de son état, avait la curieuse manie, chaque fois qu’il tondait, de laisser un petit carré d’herbe haute, juste en bordure de la haie vive qui clôturaient le grand jardin de Rose, entre le vieux noisetier toujours aussi prolifique et le forsythia si lumineux en sa pleine floraison. Et cela - ainsi que Rose l’apprit plus tard - il le faisait chez chacun de ses employeurs : il choisissait un coin à l’abri, qu’il ne tondait pas

               Chez l’un deux, un ancien militaire qui exigeait que les choses fussent faites précisément à SA façon, cette fâcheuse marotte lui avait valu d’être renvoyé. Il eût peut-être suffi pour calmer ce vieux grincheux que Gédéon lui expliquât les raisons pour lesquelles il ne tondait pas tout le gazon au centimètre près. Mais ça m’étonnerait ! Et puis de toute façon monsieur Carré ne lui avait jamais rien demandé. Monsieur Carré voulait juste que son jardin bien ordonné, fût tondu au carré, exactement comme il faisait son lit : au carré. Et Monsieur Carré, ancien adjudant chef qui voulait qu’on lui obéisse au doigt et à l’œil, ne supportait pas les gens comme Gédéon qui n’en font qu’à leur tête et qui, comme il le disait en parlant de son employé indiscipliné à ses voisins « ne tournent pas rond ! ».Ça l’agaçait d’ailleurs au plus au point, de voir sa femme d’habitude si prompte à se ranger à son avis, rire bêtement des âneries de l’insubordonné jardinier.

               Á part lui, ses autres « clients » acceptaient la « loufoquerie » du brave homme. Ils en riaient un peu, s’en étonnaient pour la plupart, mais ils ne posaient pas de question ! Sûrement parce qu’en fait, ce petit bout de jardin pas tondu n’était qu’un des trucs bizarres que faisait le drôle de jardinier.

               À l’instar de Rose, plus d’un avait constaté que s’il mettait autant de temps à bêcher leurs parterres et plates-bandes, c’est parce que, très scrupuleusement, motte après motte délicatement retournée, il en ôtait les vers qu’il déposait dans sa brouette sur un mélange de terre meuble et de terreau. Lorsqu’il avait terminé son ouvrage il remettait les bestioles gigotant à leur place et c’est toujours avec une délicatesse infinie que des deux mains il fignolait l’amalgame et l’étalage. Lorsqu’il plantait les fleurs issues de sa propre serre, il prenait les mêmes précautions.

               À Rose qui lui avait demandé pourquoi, il avait posément répondu :

               -Les vers sont très utiles madame Églantine ! Ils travaillent naturellement la terre vous savez !

                - Ah bon

               - Eh oui ! Ce sont de vaillants aides de camp qu’il faut ménager au mieux ! Comme les coccinelles qui mangent les pucerons sur vos magnifiques rosiers, ou les abeilles qui pollinisent vos fleurs superbes. La nature est pleine de petits ouvriers qui assistent les jardiniers. Il est de mon devoir de les protéger.

               Ce jour-là, épatée par la longue tirade de cet homme habituellement si peu disert, elle n’avait pas pensé à lui demander la raison du carré d’herbe oublié. Mais plus d’une fois, poussée par la curiosité et en l’absence de Gédéon bien sûr, elle était allée y voir de plus près. Il était bien plus grand qu’il n’y paraissait vu de sa fenêtre.

               Agenouillée dans l’herbe fraîchement tondue elle avait regardé et regardé encore sans jamais rien voir là qu’un espace d’herbe haute à l’abri de la haie. Chaque fois, elle avait dû se relever péniblement en maugréant dépitée, que ce genre de gymnastique n’était plus de son âge.

               Après cela, elle s’était abstenue, attendant le moment propice pour questionner son jardinier. Propice pour elle, car elle n’osait pas lui demander, de peur de paraître ridicule. Idiote même ! Comme pour les vers, il devait avoir de bonnes raisons pour agir de la sorte. Pfffft ! Protéger les escargots et les limaces peut-être ! Bien qu’elle n’en eût pas vu plus que çà dans le carré préservé !

               En attendant le fameux moment, elle rongeait son frein, impatiente de le questionner mais incapable de s’y résoudre. Et elle l’observait

               Quand c’était le jour de la coupe du gazon, elle ne pouvait s’empêcher de penser que, fort de sa thèse de préservation de toutes les petites bêtes du jardin, il n’aurait jamais dû accepter de tondre, même armé d’une bonne vieille tondeuse mécanique comme il avait choisi de le faire, remisant définitivement la vieille pétoire à essence d’Auguste à la cave. Ben oui quoi ! Il devait bien en hacher menu quelques unes tout de même ! À moins qu’il ne les prévienne avant de commencer ce diable d’homme ! L’idée des chenilles, mulots, musaraignes, taupes et insectes en tout genre partant se mettre à l’abri avant la tonte la faisait rire aux larmes ! Et plus encore l’idée de Gédéon planté au milieu de la pelouse en train de leur dire :

               - Ne restez pas dans mes pattes les petits ! Allez jouer ailleurs, j’ai du boulot moi

               Si elle avait su qu’il le faisait vraiment, elle en fût probablement tombée sur le postérieur d’étonnement !

                 Alors pourquoi ne pas en faire autant pour les vers hein ? Me demanderez-vous.

                 Parce que sous la terre, ils n’entendraient pas et que de toute façon, nul n’a jamais vu un lombric avec des oreilles ! Voila tout ! C’est mon explication à moi, pas celle de Gédéon que je n’ai jamais eu la chance de rencontrer personnellement ! Le peu que je sais, c’est Rose qui me l’a raconté après avoir appris le fin mot de l’histoire…

               Revenons en effet à ce petit bout de gazon jamais tondu voulez vous ! Parce qu’évidemment, tout comme Rose, vous mourez d’envie de savoir le pourquoi du volontaire autant que singulier oubli du jardinier. Si si, vous en mourez d’envie, n’ayez pas honte de l’avouer !

               Un matin, en arrivant chez la charmante veuve le jour prévu pour la tonte, il bouleversa son rituel. Toujours le même depuis qu’il travaillait chez elle : à sept heures cinquante-cinq, il frappait à la porte, la saluait courtoisement d’un « Bonjour madame Églantine ». Elle lui donnait la grosse clé de l’appentis construit par feu monsieur Églantine. Un discret merci, un tout aussi discret signe de la main, et sans attendre qu’elle lui propose de s’asseoir, il s’éclipsait. Á huit heures, il sortait ses outils et se mettait aussitôt à l’ouvrage. Á midi tapante, il s’arrêtait pour manger. Dans l’arrière-cuisine par temps froid, dehors à la belle saison ; puis dès treize heures, il retournait à son travail sans perdre une minute. Ce n’est qu’une fois sa journée terminée, à dix-sept heures pile qu’il acceptait un café ou une boisson fraîche avant de partir en prononçant toujours la même salutation : « Au revoir madame Églantine , à mardi. » Car le mardi était le jour du jardin de Rose

               Mais ce matin-là donc, il ne fit rien de tout cela ou presque. Connaissant sa légendaire ponctualité, elle guettait son arrivée, la clé de l’appentis à la main. Il frappa, elle lui ouvrit, il la salua comme à l’accoutumée. Elle lui tendit la clé. Il ne la prit pas. Á son grand étonnement, il lui demanda la permission de s’asseoir. Elle la lui accorda bien sûr, un peu inquiète tout de même.

               - Quelque chose ne va pas Gédéon ? Questionna-t-elle la voix tremblante de crainte.

               Et s’il allait lui dire qu’il ne voulait plus, ou ne pouvait plus travailler pour elle. Sa présence discrète mais efficace tous les mardis lui manquerait. Sans compter que jamais elle ne saurait la raison de son étrange oubli !

               -Non non, tout va bien Madame Églantine. C’est la pleine lune ce soir !

               - Ah bon ! Et qu’y a-t-il de différent par rapport aux autres pleines lunes ?

               - Rien madame, sinon que cette fois, je voudrais vous montrer quelque chose, si vous me permettez de vous tenir compagnie jusqu’à ce qu’elle se lève.

               - Je n’y vois pas d’inconvénient si rien ne vous appelle ailleurs !

               - Rien qui vaille à mes yeux ce que je tiens à partager avec vous !

               Le cœur de Rose battait la chamade. Non de peur, elle ne craignait pas le jardinier, mais d’une espèce de joyeuse attente qu’elle ne s’expliquait pas. Gédéon n’avait jamais autant parlé. Il fallait que ce soit bougrement important pour qu’il aligne autant de mots à la suite !

               - Pourquoi aujourd’hui Gédéon ? C’est que j’en ai admiré des pleines lunes depuis que je vous connais !

               -Parce que, madame Églantine, de tous mes employeurs, vous êtes la plus patiente, la plus compréhensive…la plus curieuse !

               - Ohhhh ! Je ne suis pas curieuse…ou juste un tout petit peu !

               - Si si, vous l’êtes ! Et ce n’est pas un défaut ! Enfin, pas toujours. La curiosité, quand elle n’est pas malsaine comme chez certaines personnes, c’est savoir montrer de l’intérêt pour tout ce que l’on ne connaît pas, pour tout ce que l’on ne comprend pas. La curiosité, ça sert à apprendre sans jamais se lasser, sans jamais être blasé. La curiosité, ça sert à s’émerveiller de tout. La curiosité, ça sert à regarder vraiment ce qui nous entoure et qui sait, parfois ça sert à voir et à comprendre l’invisible

             -Oh la la Gédéon ! Vous êtes un aussi grand philosophe que vous êtes un excellent jardinier ! Et je ne me moque pas vous savez !

               - Je sais !

               Sur ces mots, il prit la clé posée sur la table et s’en fut à sa tâche

              La journée fut longue pour Rose. Elle vit Gédéon s’affairer dans le jardin comme à son habitude. Il effectuait son labeur hebdomadaire avec la même rigueur, le même calme, les mêmes gestes sûrs et lents, le même respect de la nature que de coutume. Monsieur Églantine avait vu grand ! Il y avait donc suffisamment de travail pour justifier la présence d’un jardinier huit heures par semaine. La matinée fut consacrée à l’entretien des plates-bandes, des haies, des rosiers et du petit potager. Á midi, comme il faisait bon, il prit sa pause déjeuner dehors. C’était comme s’il avait voulu éviter son employeuse et ses probables questions. Il n’avait pas tort. Rose rongeait son frein, l’œil rivé aux aiguilles de   l’antique comtoise de son salon.

               Puis il entama la tonte. C’’était la dernière avant l’arrivée du froid. Il le fit soigneusement en évitant bien sûr l’espace entre le noisetier et le forsythia. Elle sourit. Rien dans sa façon de procéder n’indiquait que ce mardi était particulier.

              Á dix-sept heures, contre toute attente, il annonça qu’il devait rentrer chez lui. Un peu triste et très déçue, elle le laissa néanmoins partir sans lui poser de question.

               Á dix-neuf heures, elle entendit frapper. Gédéon était devant sa porte, un bouquet de fleurs à la main, un sourire complice aux lèvres ! Méconnaissable ! S’il n’était pas en costume trois pièces ni parfumé- pas son genre tout de même ! - il s’était rasé de près et il avait fière allure ma fois, avec son jean bien coupé et son gros pull irlandais. Elle ne l’avait jamais vu aussi beau. « Mais l’ai-je déjà vraiment regardé se dit-elle ». Depuis le décès de monsieur Églantine, depuis dix ans en fait, elle n’avait plus jamais regardé un homme comme elle était en train de regarder Gédéon ! Elle s’avisait soudain que ce qu’elle appelait son « grand » âge n’était qu’une excuse pour se protéger. Après tout, elle n’avait que cinquante ans. Á cette idée, elle rosit et baissa les yeux sur ses pantoufles défraîchies de mémé.

                Gédéon continuait à sourire en la dévisageant. Toujours planté sur son perron, son bouquet de roses…rouges à la main !

               -Puis-je entrer madame Églantine ? Ce serait bien que je puisse le faire avant qu’il ne fasse nuit non ?

               -Euh… Oui, bien sûr… Entrez ! Je…Je ne pensais pas que…

               - Que j’allais revenir ? Je vous ai promis une surprise ce matin, rappelez-vous ! Vous m’inviteriez à dîner ?

               Lança-t-il avec une audace qu’elle ne lui connaissait pas ! Décidément, son discret jardinier s’était transformé comme par magie en un séducteur plein d’assurance.

               Il entra. Sa présence emplit le vestibule comme jamais auparavant.

               Lui avouer que sa surprise se tenait devant elle eût été prématuré. Elle se sentait ridicule avec son tablier, son chignon tiré de vieille rombière et ses charentaises à carreaux. Un Prince charmant en face d’une sorcière, voilà à quoi devait ressembler le tableau qu’ils formaient ! Elle prit les fleurs, les disposa dans un vase qu’elle oublia de remplir d’eau tant elle était troublée.

               -Installez-vous pendant que je vais me changer, bredouilla-t-elle en s’enfuyant.

               Quand elle revint, aussi pimpante et parfumée que les roses qu’il lui avait apportées, ce fut lui qui vira au rouge. La plus ancestrale des magies avait agi sur elle aussi. La mémère pantouflarde venait de se muer en une femme ensorcelante. Il en oubliait ce qu’il avait décidé de lui dévoiler au cours de cette soirée de pleine lune idyllique. Que pouvait-il lui montrer qui fût plus beau que ce qu’il voyait ?

                 Le dîner, qu’ils préparèrent ensemble, se déroula dans une joyeuse complicité, entre confidences et regards qui en disaient plus long que des mots.

                La lune répandait ses flots opalescents quand ils sortirent la main dans la main. La nuit était douce comme peuvent l’être certaines nuits d’automne quand se prolonge l’été indien. Gédéon, ému comme un collégien à son premier rendez-vous, entraîna Rose vers le fond du jardin, entre le noisetier et le forsythia, là où subsistait, éclairé par la douce clarté lunaire et par… une girandole de vers luisants, un carré d’herbe haute emperlée de rosée.

               - Veux-tu voir maintenant, ma Rose, pourquoi je ne tonds jamais ici ? Murmura le jardinier extraordinaire à l’oreille de sa belle.

               -Oh oui ! répondit-elle avec enthousiasme mais guère plus fort que lui, comprenant d’instinct que l’instant était sacré.

               Ils se mirent à genoux, se penchant autant qu’ils le pouvaient vers le carré d’herbe d’où jaillissait une lumière qui ne venait ni de la lune, ni des vers luisants.

               Rose regardait de tous ses yeux : ceux qu’elle cachait derrière les verres de ses lunettes et ceux de son cœur qui n’en avaient nul besoin. Ce qu’elle vit alors et surtout ce qui lui arriva, est gravé en elle pour toujours parce que cela changea toute sa vie.

               Entre les hautes herbes, se tenait une fête bruyante et colorée. Á peine se rendait-elle compte du caractère incroyable de sa vision, qu’elle se retrouva propulsée, accrochée au bras de Gédéon, au beau milieu d’une joyeuse farandole de fées aux ailes irisées, de lutins farceurs et d’elfes aux oreilles pointues comme ceux des contes de son enfance.

                Un hourvari de cris et de bravos les accueillit. Gédéon était manifestement leur héros. Comme à chaque pleine lune, le petit peuple magique des jardins, invisible aux regards du commun des mortels, dansait pour faire la fête. Il dansait pour la Lune qui diffuse sa magie éternelle, mais aussi pour Gédéon et pour tous les jardiniers qui savent déceler cette magie et la préserver afin qu’elle ne s’éteigne pas.

                   Rose et Gédéon dansèrent avec leurs hôtes minuscules jusqu’aux premières lueurs de l’aube. Juste avant que le soleil ne se lève, ils se retrouvèrent émus, enlacés, agenouillés près du carré d’herbes folles.

     

               De la fenêtre Rose sourit en regardant son jardinier extraordinaire officier dans leur jardin

               Désormais elle sait. Elle sait que la magie existe et que la plus puissante de ses manifestations, c’est l’amour

    ©Anne-Marie Lejeune

    26-01-2015

     

    ******

    Et voici le poème écrit en 2003

    Le jardinier extraordinaire

     

    Il est un jardinier très extraordinaire

    Qui prend garde en bêchant au moindre ver de terre,

    À la moindre limace, au plus petit mulot

    Car ce jardinier-là est un cœur d'artichaut.

     

    Il admire songeur la toile d'araignée,

    Construction éphémère emperlée de rosée

    Dont la soie si fragile tremblant sous la brise

    Fait palpiter son cœur d'une douceur exquise.

     

    Captivé il respire le parfum des fleurs

    Chaque rose pour lui pour lui exhale ses senteurs,

    Les tulipes se dressent, les ifs se font beaux

    Et pour lui bien plus fort gazouillent les oiseaux.

     

    Mais ceux qui le vénèrent dansent dans la nuit

    Quand le jardin s'endort et que la lune luit.

    Car c'est pour eux qu'il laisse un coin haut de gazon,

    Un carré d'herbe folle chaque fois qu'il tond.

     

    Lorsqu'ils y font la fête, Elfes, Trolls et Lutins

    Deviennent dans la nuit les seuls rois du jardin.

    Ils dansent follement jusqu'au lever du jour

    Pour l'homme de la terre au cœur si plein d'amour

     

    2003

      

      

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  • JOYEUX NOËL !

    JOYEUX NOËL !

     

    JOYEUX NOËL !

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  • Pas le temps de grand chose ces derniers temps ! Mon mari et moi nous sommes en effet en pleine saison des arbres de Noël !

    Un mois riche et chargé durant lequel nous nous donnons en spectacle pour la plus grande joie des enfants mais aussi de leurs parents.

    La scène nous brûle les pieds ! Un bonheur renouvelé chaque année depuis plus de 40 ans !

    Voilà pourquoi je remets à l'honneur ce poème écrit en 2009 :

    Le clown

     

     

    Il a mis son costume à grands carreaux, tout vert

    Planté sur sa perruque un chapeau de travers

    Enfilé ses gants blancs et ses grandes chaussures…

    Avec son gros nez rouge il a très fière allure

     

    Sous les cris des enfants en piste il est entré.

    Les rires ont fusé, les bravos ont claqué

    Faisant vibrer son cœur d’une joyeuse transe

    Car sous ses pitreries se cache encor l’enfance

     

    Et comme chaque fois qu’il est dans la lumière

    L’Auguste trublion avec sa partenaire

    Espère qu’il pourra allumer dans les cœurs

    Encore très longtemps de grands feux de bonheur

     

    Que longtemps ils riront de sa dégaine folle

    De sa drôle de voix et de ses cabrioles

    Que pour qu’il apparaisse, en tapant dans les mains

    Encore très longtemps adultes et gamins

    Hurleront à tue-tête : « Les clowns ! Les clowns ! Les clowns ! »

     

    15/12/09

    ©Anne-Marie Lejeune

      

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